Avec 3,32 points, le prix du meilleur élève est décerné à la Tunisie. Le Maroc, le Liban et l'Egypte arrivent respectivement en deuxième, quatrième et cinquième position. Afin de réaliser ce classement, rapports des experts-pays et divers instruments – entretiens, statistiques, documents officiels, articles de presse- ont été combinés. Ainsi, l'activisme ou la passivité des autorités en matière d'égalité des genres, l'Etat de droit et son impact sur les femmes, l'environnement politique, l'entrée en vigueur des lois et les politiques officielles sont analysés. De même, le poids des associations de défense du droit des femmes est pris en compte.
L'objectif final étant de refléter de façon objective la capacité des femmes à exercer leurs droits au sein de leur pays, les notes jugent :
la restriction totale ou presque totale des libertés : 1/5
la restriction de la plupart des libertés : 2/5
la restriction de certaines libertés : 3/5
la restriction rare des libertés : 4/5
la liberté totale ou presque : 5/5
Dans cette optique, l'ensemble des rapports a été conduit selon une série de questions préalablement identifiées par Freedom House. Cinq domaines ont alors été étudiés par les auteurs :
Accès à la justice et absence de discriminations
Autonomie, sécurité et libertés individuelles
Droits économiques et égalité des chances
Droits politiques et participation à la vie civile
Droits sociaux et culturels
La bonne place de la Tunisie s'explique par sa politique progressiste depuis son indépendance.
Selon l'ONG, la bonne place de la Tunisie s'explique par l'activisme des femmes depuis 1936 et sa politique progressiste depuis son indépendance en 1956. Constitutionnalité de l'égalité entre les sexes, droit de vote et à l'éligibilité reconnus en 1957 et 1959, liberté de mouvement, de travailler, d'ouvrir un compte et d'exercer le commerce sans l'accord du père ou du mari ont très vite été des victoires pour les des tunisiennes. Dans ce sens, l'investissement que le pays a opéré pour l'éducation des filles a été un moteur fondamental du changement social. En gagnant à ce titre leur autonomisation, les femmes participent de manière spectaculaire à la vie économique du pays tout autant qu'aux prises de décisions dans tous les secteurs clés. Aussi, la réforme du code personnel en 1993 a permis l'abolition de la polygamie, de la répudiation, leur capacité à demander le divorce et l'instauration d'un âge minimum pour le mariage.
Cependant les inégalités persistent, notamment entre le milieu urbain-rural, le secteur public-privé. Elles demeurent également en ce qui concerne l'héritage et la transmission de la nationalité. L'adoption de réserves à la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDEF), la pénalisation limitée de toutes les formes de violences faites aux femmes, la persistance de stéréotypes fondées sur le genre sont encore autant d'obstacles.
En conséquence, au regard des avancées relatives réalisées dans le pays, et de manière plus globale, dans tout l'espace régional, le rapport est assorti de recommandations. Ces dernières visent à donner des pistes de réflexion et des axes d'intervention stratégiques.
Pour de plus amples informations, veuillez télécharger le rapport en ligne en anglais.
Pour en savoir plus.
- France - Colloque « Femme en Francophonie » à l'Université catholique de l'Ouest
- Bénin : les radios renforcent leur sensibilité au genre
- Mali : inventaire des données sexospécifiques
- Naissance d'un « Cahier d'exigences » pour le droit des femmes.
- RDC : les ex-combattantes se réinsèrent
- Egypte : controverse autour de la présence des femmes à des postes de haut niveau
- Cannes : le Norwegian Epic fera 25 escales dans la ville en 2012
- Point de vue : Selon l'architecte expert Charaf Eddine Fqih Berrada : "L'urbanisme doit remettre l'homme au centre de la ville (12.05.2012)
- Les nus rouges de Garache au Musée d'art moderne de la Ville de Paris
- Point de vue : L'Europe, un marché, une usine, une ville ? par Paul Valéry, de l'Académie française (10.05.2012)
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